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"Appel à communication"

Le CFC organise la 25e conference cartographique internationale de l'ACI du 3 au 8 juillet 2011 à Paris.
L'appel à communication (très nombreux thèmes en cartographie et géomatique : recherches, techniques, production, enseignement, histoire de la cartographie,...) est ouvert jusqu'au 4 octobre 2010.
N'hésitez pas à soumettre pour faire valoir la cartographie française.
Soumission en ligne sur www.icc2011.fr/fr
Site de la conférence : www.icc2011.fr

par admin le 31/08/2010 à 10:39

"Appel à communications - Colloque "Cartographier l'Afrique", Paris, 2-3 décembre 2010"

Cartographier l’Afrique IXe-XIXe siècle : construction, transmissions et circulations des savoirs cartographiques sur l’Afrique
Europe, monde arabe et Afrique
Paris - 2 et 3 décembre 2010


Les propositions de communication peuvent être envoyées, sous la forme d’un résumé
d’une demi-page, en anglais ou en français, jusqu’au 3 mai 2010 aux organisateurs :
Camille Lefebvre (CEMAf-Paris), Robin Seignobos (CEMAf-Paris) et Vincent Hiribarren
(University of Leeds) à l’adresse suivante :
cartographierlafrique@gmail.com

Thèmes du colloque
La mise en carte de l’Afrique par l’Europe dans le cadre de la domination coloniale
est aujourd’hui une thématique en plein renouveau. Pourtant, les recherches
récentes incitent à décentrer le regard en envisageant la construction des savoirs dans
une perspective globale et interconnectée, en réévaluant la chronologie du moment
colonial et en l’insérant dans une longue durée. Nous proposons donc de développer
une histoire des savoirs géographiques et cartographiques qui englobe dans un même
mouvement les productions européennes, arabo-musulmanes et africaines et qui
s’intéresse à la circulation des savoirs et des pratiques entre ces diérents espaces.
Rejetant le grand récit d’une occidentalisation du monde dont la carte serait
l’instrument, nous souhaitons interroger la complexité des savoirs et des discours sur
les représentations des espaces africains.
La périodisation adoptée rompt volontairement avec les découpages chronologiques
institutionnels et politiques, pour appréhender la cartographie de l’Afrique comme
un processus, qui ne se résumerait ni à l’image d’un continent vierge uniquement
peuplé de lions, ni aux “blancs de la carte” que la cartographie coloniale serait seule
parvenue à combler. La notion même de continent africain, qui nous semble
aujourd’hui si familière, relève d’une construction intellectuelle progressive qui
plonge ses racines au Moyen Âge. Les savants de l’Occident médiéval, héritiers à cet
égard des auteurs antiques, considéraient l’Afrique comme la troisième partie de
l’oekoumène, dont elle constituait l’horizon à la fois rêvé et redouté. Pour autant, il
ne s’agit pas, dans une perspective positiviste, de réduire cette histoire à celle d’un
progrès linéaire qui irait d'une cartographie médiévale symbolique vers une représentation
de l’espace plus scientique. La cartographie évolue assurément au rythme des
explorations, comme les navigations portugaises, et des ruptures épistémologiques,
telle que la redécouverte de l’oeuvre géographique de Ptolémée. Mais elle est aussi
marquée par la pesanteur de certaines traditions savantes ou par la prégnance
d’autorités scientiques souvent anciennes que l’expérience peine parfois à remettre
en question. Avec l’accélération de l’entreprise impérialiste à la n du XIXe siècle,
l’Afrique est désormais représentée comme un espace vide, autorisant ainsi le partage
du continent. Ce sont ces diérents moments et les allers-retours entre découverte et
oubli, entre dévoilements et mythes que nous souhaitons mettre au jour.
Dans la lignée de J.B. Harley, les analyses récentes ont montré la dimension symbolique
de l’acte cartographique et révélé la carte comme instrument de pouvoir. Mais
cette approche ne doit pas faire oublier les questions liées à la matérialité du document.
Les processus de mise en carte se trouveront ainsi au coeur de nos interrogations
et nous souhaitons que soient étudiés les techniques, les savoirs et les pratiques
qui les fondent. L’un des enjeux de ce colloque consistera ainsi à analyser de façon
approfondie la construction et la circulation des savoirs entre les diérentes aires
culturelles envisagées. Il nous paraît important d’interroger l'origine des données
mobilisées montrant ainsi l'hétérogénéité des savoirs au sein des productions cartographiques,
y compris dans des cartes ne relevant pourtant que d'une seule tradition.
Nous souhaitons susciter des études qui s’intéresseront autant à la représentation du
continent à petite échelle, ou aux circulations transcontinentales, que des analyses
micro-historiques, locales ou régionales.

Colloque soutenu par le CEMAf, le CFC, la BNF et la région Ile de France

par histoire le 19/03/2010 à 10:41

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